
Si vous voulez négocier votre augmentation, vous savez sans doute déjà que vous devez vous préparer.
Mais comment ?
Aujourd’hui je vous donne 7 astuces qui vous aideront à obtenir l’augmentation désirée.
1. Demandez
Je l’ai dit re-dit et re-re-dit…si vous ne demandez rien, vous n’aurez rien.
La première action à entreprendre est donc de prendre votre courage avec vos 2 mains, de vous planter devant votre chef et de lui dire que vous voulez une augmentation !
L’entreprise en général et votre chef en particulier, n’ont AUCUN intérêt à vous augmenter…si vous ne faites rien, vous aurez toujours le même salaire dans 15 ans.
Rappelez-vous que vous êtes le seul à vouloir changer les choses, donc vous êtes celui qui doit prendre l’initiative.
2. Réalisez combien vous perdez à ne rien faire
On ne rend souvent pas compte à quel point une augmentation est importante.
Car une augmentation est valable pour l’année en cours, mais également toutes les années qui suivront…elle est même valable si vous quittez ce poste car votre salaire augmenté vous servira de base pour la négociation de votre prochain emploi.
Un exemple parlant
Imaginons 2 candidats de 30 ans, qui postulent pour un poste à 30.000 euros/an.
Jean Cétrodur accepte directement le salaire de 30.000 euros.
Arthur Kienveut négocie et obtient une légère amélioration et un salaire a 32.000 euros.
2.000 euros sur un an, ce n’est pas grand-chose, vous allez me dire…
Regardons plus précisément :Si Arthur Kienveut reste dans l’entreprise 10 ans, et qu’il met son surplus de salaire sur son livret A, c’est plus de 22.000 euros qu’il aura économisé !
22.000 euros, c’est une belle voiture, l’apport pour un petit appartement…bref, ça change déjà un peu la vie !
Alors réfléchissez-y la prochaine fois que vous demandez une augmentation : une somme même minime, prend vite l’ascenseur avec les années.
Perdre 50 euros aujourd’hui, cela veut dire perdre des milliers de francs sur plusieurs années !
3. Ne croyez pas qu’il vous faille réunir un catalogue d’arguments
Vous n’êtes pas sûr d’avoir assez d’arguments ?
Détendez-vous ! Si vous avez 2 ou 3 bonnes raisons, c’est suffisant.
D’ailleurs mieux vaut se concentrer sur quelques bons arguments plutôt que de commencer à s’éparpiller.
Par contre, ayez clairement en tête les raisons que vous voulez exposer, et pensez à des exemples, ou à des chiffres, pour appuyer vos arguments.
4. Obtenir une réunion, c’est déjà négocier
Si vous avez un entretien annuel , cela ne s’applique pas à vous. Par contre, si votre boss est toujours débordé et qu’il est difficile de trouver 5 minutes pour discuter avec lui, alors préparez vous à négocier pour pouvoir négocier.
La plupart du temps, votre chef, s’il n’a pas envie ou pas le temps de vous voir en rendez-vous va :
-Essayez de régler le problème en 2 minutes dans le couloir ou sur un coin de table : “ah oui, au fait, qu’est-ce que tu voulais me dire ?”
-Ou repousser sans arrêt votre réunion : « la semaine prochaine, bon finalement plutôt le mois prochain, bon écoute on en reparle. »
Ne vous laissez pas faire, car la négociation commence ici : il vous faut un moment calme, seul avec votre chef pour discuter de l’augmentation.
Donc s’il vous coince dans un couloir, soyez ferme : “non désolé, je préfère discuter ca calmement en salle de réunion, j’ai besoin d’un peu de temps pour t’exposer ma requête”
S’il repousse sans arrêt, même chose : dite lui que ce n’est pas urgent, et qu’il peut donc vous donner une date dans 2 ou 3 semaines, mais que c’est important et que vous souhaitez donc “bloquer” ce rendez-vous dans votre agenda.
5. Votre boss est comme vous
Bien souvent lui aussi déteste négocier.
-Peut-être qu’il a simplement du mal à dire non à ses collaborateurs.
-Peut-être aussi qu’il a peur de ne pas trouver les bons arguments pour refuser une augmentation.
-Peut-être qu’il est prêt à vous augmenter mais qu’il a peur de “perdre la face”.
Bref, il est souvent aussi stressé que vous, même s’il ne le montre pas.
Si vous voyez que votre chef n’est pas à l’aise (il détourne la conversation et/ou se montre agressif), faites attention à ne pas rentrer dans son jeu et à rester “neutre”
Essayez de présenter les choses de manière à faire ressortir son intérêt a lui également. Il ne doit pas sortir de la discussion en ayant l’impression d’être perdant.
Essayez également (même si cela n’est pas toujours possible) de provoquer la discussion a un moment où il est plus détendu (une période calme de l’année, un horaire ou il est d’habitude plus disponible etc. …)
6. Il n’y a pas que l’argent dans la vie
Si vous voyez que vous n’obtiendrez pas d’augmentation de salaire, ne vous bloquez pas, et essayer de voir ce que vous pourriez obtenir d’autre :
- Des avantages (voiture de fonction, nouvel ordinateur, I phone 5…)
- Un bonus exceptionnel en cas d’atteinte des objectifs
- Plus de flexibilité dans le travail ?
- Une formation au frais de l’entreprise ?
- Un changement de poste ?
Bien souvent il est plus facile pour l’entreprise de vous accorder des avantages qu’une augmentation de salaire.
7. On s’en fout de la crise !
Ne croyez pas que c’est à cause de la crise que vous ne serez pas augmenté…
Votre chef se servira de cette excuse c’est sûr, mais bien souvent les évènements économiques globaux n’ont pas une incidence direct au niveau individuel.
Malgré la crise, certaines entreprises continueront a gagner plus d’argent années après années, certaines personnes seront embauchées, certaines personnes seront promues et certaines personnes seront augmentées…il faut juste en faire partie.
Quelque soit la période économique, il y aura toujours de bons et de mauvais éléments dans l’entreprise, et ils devront être payés en rapport avec leur travail !